BOX ART & Units : « Commands & Colors : Tricorne »

 

 

Visuels d’un jeu de plateau historique basé sur des batailles de la Révolution Américaine.

Richard Borg est le créateur du système de jeu « Commands and Colors ». Ce système dynamique retranscrit l’atmosphère de batailles épiques et a la particularité de s’adapter à toutes les périodes historiques :

– Antiquité : « Commands & Colors: Ancients », édité par GMT Games (2006)
– Médiéval-fantastique : « Battlelore », édité par Fantasy Flight Games Games (2006)
– Japon féodal : « Samurai Battles », édité par Zvezda (2012)
– 1er Empire : « Commands & Colors: Napoleonics », édité par GMT Games (2010)
– Guerre civile américaine : « Battle Cry », édité par Avalon Hill (2000)
– Première Guerre mondiale : « The Great War », édité par PSC Games (2015)
– Seconde Guerre mondiale : « Memoir ’44 », édité par Days of Wonder (2004)

Ces blockbusters ont rencontré un vif succès auprès d’un large public. Leurs extensions figurent toujours en bonne place dans les boutiques de jeu.

Compass Games nous contacte (François Vander Meulen et moi) pour bosser sur « Commands & Colors : Tricorne ». Nous accueillions cette nouvelle avec un réel enthousiasme et une once d’appréhension. Les attentes sont énormes sur les forums spécialisés et la qualité graphique des précédents jeux est indéniable (certains artistes comme Miguel Coimbra sont des mentors).

Nous voilà plongés en pleine Révolution Américaine. A nous de jouer…

François se charge des cartes de combat et de commandement ainsi que des tuiles de terrain, je m’occupe des logos, de la boîte et des silhouettes représentants les 23 différents types d’unités.

Au début de chaque projet il y a cette immersion magique pour découvrir, comprendre et bien cerner la période historique. Les ressources visuelles à disposition sur la révolution américaine sont peau de chagrin.
Le déclic vient de « L’Île au trésor » de Robert Louis Stevenson. Les illustrations d’Howard Pyle ont laissé une trace indélébile dans mon imaginaire et bercé mon enfance. Je retrouve la trace de l’artiste au Musée de la rivière Brandywine, et tombe sur une toile sublime intitulée « The Nation Makers » : George Washington à la tête d’une armée en haillons décimée et éprise de liberté… Cette oeuvre à mes yeux cristallise la révolution américaine. Les logos et le visuel de la boîte validés, je passe aux 23 silhouettes.

Derrière chaque Révolution, il y a des Hommes, pas des pions.

L’idée d’une silhouette vectorisée est d’entrée mise de côté (cette technique déjà utilisée est peu convaincante). Je cherche à « humaniser » ces unités, en tenant compte de la taille restreinte du support.
J’ai creusé dans toutes les directions… à court de pioche mais jamais d’idées, le style de mes unités est enfin trouvé. Au final, ce jeu contient 39 silhouettes différentes pour 23 unités.

12 batailles sont proposées dans le livret de règles :

Bunker Hill – 17 juin 1775
Long Island (Grant’s Attack) – 27 août 1776
Long Island (British Flank March) – 27 août 1776
Freeman’s Farm – 19 septembre 1777
Bemis Heights – 7 octobre 1777
Bemis Heights (British Redoubts) – 7 octobre 1777
Monmouth – 28 juin 1778
Camden – 16 août 1780
Cowpens – 17 janvier 1781
Guilford Courthouse – 15 mars 1781
Hobkirk’s Hill – 25 avril 1781
Eutaw Springs – 8 Septembre 1781

Date de sortie du jeu : mars 2017
Pour la première de couverture de son catalogue 2017, Compass Games a choisi « Commands & Colors Tricorne ».

Haut les Coeurs.

Conception : Richard Borg
Graphismes cartes à jouer, terrains et additionnels : François Vander Meulen
Graphismes de la boîte et additionnels : Michaël Monfront
Editeur : Compass Games (www.compassgames.com)

 

 

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TENKATOITSU Sengoku Jidai Volume 2 : Rules layout, box art and additional art.

Visuels d’un jeu de stratégie sur les batailles de l’Unification au Japon en 1582, 1584 et 1600.

Après Kawanakajima 1561, voici le deuxième volume de la série Sengoku Jidai édité par Hexasim.
J’ai apporté une attention toute particulière à cet opus car c’est François Vander Meulen, un ami, qui est le concepteur du jeu. Les pions et les 3 magnifiques cartes du jeu sont à mettre à son actif.

Notre collaboration débute avec l’illustration de la boîte assorti d’une deadline : une semaine pour tout boucler. Les délais sont serrés car le jeu sort en précommande le 28 décembre. François a en tête une magnifique estampe de Kuniyoshi Utagawa. Pour le reste, carte blanche.

Après 3 refus polis sur les précédentes boîtes développées pour Compass Games outre atlantique, je profite de l’état d’urgence pour proposer un visuel de boîte au format horizontal, validé dans la foulée par François et Hexasim. La confiance accordée me donne des ailes et me libère de toutes contraintes. Les premiers rendus sont envoyés et les retours enthousiastes. La déclinaison pour le dos de la boîte et l’habillage des cartes de Yamazaki, Nagakute et Sekigahara sont validés et bouclés dans les temps. Premières victoires.

Quand c’est pour un ami, faire aussi bien que les fois précédentes ne suffit pas, il faut faire beaucoup mieux.

Dans la foulée, je propose à François de mettre en forme le livret de règles de 26 pages et les aides de jeu. Les premiers visuels font leur effet, les modifs pleuvent, toute l’équipe fait preuve d’une réactivité exemplaire. La version anglaise des règles est enfin livrée, je peux filer vers de nouvelles aventures.

Haut les Coeurs.

Conception : François Vander Meulen
Développement : Laurent Closier
Historique et langue japonaise : Bertrand Dossmann
Graphismes cartes et pions : François Vander Meulen
Mise en page, Graphismes de la boîte et additionnels : Michaël Monfront
Traduction : Jean-Michel Doan

Tests, conseils, relectures et autres soutiens :
Franck Aguggiaro, Jean-Michel Doan, François-Xavier Euzet, Alberto Fugazza, Fujiwara Nobuhiko, Masako et Yasuhiko, Vincent Gérard, Michal Glowacki, Kobayashi Kazuko, Pierre Marzetti, Christophe Massaloux, Arnaud Moyon, Nakamura Tetsuya, Thomas Pavageau, Jean-Sébastien Philippe, Arnaud Pierre-Pierre, Edmont de Seroux, Laurent Schmitt, Christophe Tarquino, Yoichi Saito, La communauté de Samourai Archives, Le club du 13ème Stratège à Paris, Kuniyoshi Utagawa (oeuvre originale), Bashō Matsuo (haiku original)

Le jeu « Tenkatoitsu Sengoku Jidai volume2  » est disponible sur le site d’Hexasim.

 

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Sculpture : Don Quichotte de la Mancha et pas de Nazareth

Sculpture : Don Quichotte, réalisé au moulin de Villognon.

Des cours d’eau à écouter, des ruines à restaurer…

Le clapotis du ruisseau berce mes rêves, le froid me fait émerger. Un regard au dehors.
Sur les bords de l’Argentor, Les libellules reines de la presqu’île, entament leur ballet dans la brume.
Outils affûtés en main, je vais me poser sur ce tronc au beau milieu du cours d’eau.
Mes pieds nus s’enfoncent dans l’eau glacée, l’endroit est magique, le coeur au taquet.

Don Quichotte ou Rien. Le jour pointe comme les premiers coups de ciseau sur mon bloc.
Sur les bords de l’Argentor, la brume et les peurs se dispersent enfin…

 

Haut les Coeurs ;)’

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RURBEX : Tusson, Atelier de taille de pierre

RURBEX: Stage de taille de pierre avec le Club Marpen à Tusson, en Charente.

Retour à l’âge de pierre…

Oser attaquer le roc… Poser sa griffe pour l’éternité.
Frappe, frappe au coeur, les bras endoloris redoublent d’ardeurs.
La patience comme fer de lance, trace le sillon.
Les mains en feu font chanter le bol, les éclats fusent.
L’instant est savoureux.

Il me reste quelques vies au compteur,
des outils à créer et tout plein de belles choses à façonner…

Haut les Coeurs ;)’

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GAME DESIGN : La Commune de Paris 1871

Premiers visuels d’un jeu de stratégie sur La Commune de Paris.
Avant de quitter Tours, j’ai motivé mes potes pour créer notre propre jeu.
Je vous livre les premiers travaux et le cri du coeur qui souffle sur ce projet dantesque.

L’objectif affiché est d’éveiller les consciences sur cette période tabou, autour d’une table, d’un jeu. Découvrir ces anonymes en prenant leur place. Comment sauver la République alors que la faim, le désespoir et l’infamie planent au dessus de vos têtes ?

Vous allez devoir résister, partout, être sur tous les fronts, réveiller les ardeurs et rassembler tout un peuple, prendre à bras le corps le destin d’une nation. Mais sauver la République a un prix, vos vies.

Le plus compliqué à mes yeux est de trouver un système de jeu efficace. Je compte sur François et Seb, ardents gamers pour m’aider à trouver le juste équilibre. Et puis je compte aussi sur vous, pour le tester.

Graphiquement, ce jeu doit aussi être révolutionnaire.
Les principales illustrations concernant la Commune sont des gravures. L’idée est de faire passer la photographie au premier plan. Une fois rassemblés et colorisés, un large public va pouvoir découvrir ces clichés. Nous avons aujourd’hui les outils pour recréer l’ambiance. Louise Michel devant la butte Montmartre et Adolphe Thiers à son bureau sont les premiers tests que je vous livre.

Concernant la map, je me suis mis en tête de vectoriser le département de Seine et Marne d’après une carte de l’époque. On a ainsi une vue d’ensemble de Paris, ses forts et Versailles. Quelques captures d’écran vous montre l’avancée du chantier.

Pour mettre en lumière cette épopée, il faut mettre le paquet. Ne comptez pas sur moi pour lésiner.

Game Design : Michael Monfront
Game Developer : François Vander Meulen & Jean-Sebastien Philippe

Si vous souhaitez nous prêter main forte, vous avez mon mail.

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BOX ART & Map : The fall of the third Reich

 

 

Visuels et carte d’un jeu de stratégie relatant la chute du troisième Reich.
La « French team » remet le couvert. Avec François Vander Meulen, nous bossons sur le nouveau jeu de Ted S. Raicer: « the fall of the third Reich ».

Ted S. Raicer a créé plus d’une vingtaine de jeux. Il est notament l’auteur du fameux « Paths of Glory ». Les nominations et les récompenses pour ses créations sont légions.

Seconde guerre mondiale :
Les forces alliées doivent s’organiser pour prendre l’Allemagne nazie en tenaille. Comment contre-attaquer sur le front Est ? Quand et où débarquer pour créer le front Ouest ? C’est le sort de l’Europe qui se joue et vous l’avez entre vos mains.

Les alliés ont étudié 18 lieux où un débarquement pouvait s’effectuer. Les sites potentiels s’étendaient des Pays-bas jusqu’en Grêce. Avec « the fall of the third Reich », vous pouvez vous affranchir de la réalité historique mais chaque camp ne dispose que des forces militaires présentes à l’époque.

Notre « touch » ?
Mettre les bouchées doubles ;)’ Pour effectuer les tests, l’équipe de développement avait besoin de tout le matériel pour pouvoir jouer. Je me suis occupé de la carte, immense, qui s’étend de Brest à Moscou. François a fignolé la carte en créant les reliefs et s’est chargé de la conception des pions. A la réception de notre boulot, nous avons eu le droit à ce compliment : « Ce n’est pas une carte de test, c’est une carte finie ».

Concernant le visuel de la boîte :
Pour ne léser aucune force en présence, je me suis focalisé sur le titre du jeu.
Je suis parti sur l’idée d’une Allemagne en ruine. Un cliché de Dresde pris en 1945 par le photographe Hahn Walter et utilisé par la propagande nazie de l’époque répondait en tout point à mes attentes.
Pour la seconde proposition il faut se replonger en 1925. Le photographe Heinrich Hoffmann effectue une série de clichés d’Hitler s’exercant devant un miroir à prononcer un discours.

Coloriser Dresde en ruine fût compliqué, je me suis basé sur des photos et des films en couleurs pris à la libération de Berlin. Le résultat renforce la vision dramatique.
Hitler en couverture… trop hardcore sur le sol US.

« The fall of the third Reich » :

Game Design : Ted S. Raicer
Game Developer : Paul Shackleton
Game Artists : François Vander Meulen & Michaël Monfront
Editeur : Compass Games (www.compassgames.com)

Date de sortie du jeu : 1er semestre 2017
Disponible en pré-commande sur le site de Compass Games (www.compassgames.com).
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RURBEX Blockhaus: Panzerwerk III Belmont (Gi Pz III H17 1943)

« Zéro de conduite » à bicyclette pour mon Pépé, lorsqu’on partait en vadrouille épique…

J’ai retrouvé un vieux blockhaus allemand qu’il m’avait montré dans le bois de Belmont, à l’entrée de Royan.

L’inscription : Gi Pz III H17 1943 est présente sur un mur et nous renseigne sur le type de bâtiment.
GI : Gironde
Pz III : Panzerwerk III
H17 : Blockhaus H / 17 Charente-Maritime
1943 : Date de fabrication

À partir d’août 1942 et jusqu’en 1944, les allemands organisent leur défense.
la 2e Festung Pionier-Stab 13, aidée dans son entreprise par l’Organisation Todt, bétonne la côte royannaise avec le concours d’une vingtaine d’entreprises allemandes et françaises.
À partir de ce moment-là, l’embouchure de la Gironde forme un véritable rempart de béton et d’acier se dressant face à la mer, contrôlant l’accès au port de Bordeaux et sa base sous-marine, portant le nom de Festung Gironde Nord.

Les Panzerwerk sont des points d’appui antichars et font partie des lignes terrestres de défense de la Festung Gironde Mûndung Nord (forteresse Royan). la Festung ou Forteresse désigne tout particulièrement le plus important et le plus élaboré dispositif d’ouvrages défensifs concentrés en un seul endroit.

La forteresse de Royan possède trois lignes de combat.

La première de Ronce-les-Bains, au nord, à la pointe de Suzac, au sud est constituée par 43 points d’appui, formant une partie du mur de l’Atlantique.
La seconde englobe les villes de Vaux-sur-Mer, Royan et Saint Georges de Didonne, parcourant les collines, surplombant les plaines de Saint-Sulpice-de-Royan, Médis et Semussac. Elle totalise 135 points d’appui léger (Unterpunkt 101 à 135), édifiés au début de l’été 1943; d’un point d’appui (ensemble de blockhaus Stp 100) servant de poste de commandement construit à la Triloterie, abritant le PC divisionnaire de la 708e division d’infanterie et quatre panzerwerk (ensemble de blockhaus), deux interdisant les axes routiers provenant de Saintes et Rochefort (Pzw II et III), deux bloquant l’accès vers la presqu’île d’Arvert (Pzw I et Pzw IV).

Nous y sommes. Cet édifice de bêton interdisait l’accès terrestre à Royan.
Le Panzerwerk aligne tout type de défenses antichars regroupées dans un secteur bien délimité. On y retrouvera des casemates avec canons antichars, des postes d’observation, des ouvrages à cloches blindées, des abris et des Ringstands.

À partir d’octobre 1943, une troisième ligne de défense, à l’est de la forteresse, entre Chaillevette et Taupignac, barre du nord au sud l’accès à la forêt de la Coubre (Unterpunkt 200 à 235).

Pour finir, revenons à mon Pépé Carreras.
Il a changé de nom et s’est enfuit du chantier de construction de la base sous-marine de la Pallice, après avoir lâché volontairement du haut d’un échafaudage une poutrelle en fer sur un allemand tyrannique, responsable de son équipe. Mort sur le coup.
Après la guerre, Pépé a participé à la reconstruction de Royan, rasé par un bombardement allié inutile et meurtrier, le 05 janvier 1945.
Mon Pépé est redevenu Germain Carreras lorsqu’il a épousé ma Mémé, Yolande Scarpa.

L’Amour, pas la Guerre.

Haut les Coeurs !

 

sources : Ville de Royan

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